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Projets 

Hedda

de Sigrid Carré Lecoindre.

Dans l’histoire du théâtre, Hedda est le prénom d’une femme puissante et déterminée, entourée d’hommes falots.

Dans l’univers poétique et musical de Sigrid Carré-Lecoindre, Hedda cherche à survivre à une histoire d’amour toxique avec un homme qui ne supporte pas l’indépendance et la réussite professionnelle de sa compagne.

Librement inspiré du récit de l’Américaine Hedda Nussbaum, ce texte pour une actrice dépasse le cadre du monologue et du récit biographique tant il est traversé de voix et mêle différentes strates littéraires, narration, conte, poésie, enchâssées pour former une partition rythmée par le ressac des vagues d’émotions.

Hedda est ainsi une composition sur l’emprise et les violences conjugales, dont les victimes sont presque toujours des femmes. Sans esthétisation de cette violence, l’autrice déploie une décoction poétique dédiée à cette combattante, un texte puissant aux nuances de bleu, pour autant d’évocations de l’enfance, de la flamme du foyer, mais aussi du poison ou du froid glacial de la mort.

Attraper l'eau

Le projet « Attraper l’Eau » invite à une immersion artistique et poétique au coeur du territoire de l'Isère, suivant le fil de l'eau comme fil conducteur naturel du patrimoine et de la mémoire collective. Évoquer l'eau devient ici une exploration de ses multiples visages : élément vital, ressource structurante, moteur industriel et source d’inspiration artistique. À travers une expérience littéraire, musicale et plastique, cette proposition mettra en valeur l’eau comme un vecteur d’émotions, de récits et de création. Cette saison culturelle proposera des escales artistiques dans différents lieux culturels et Musées du département, en explorant la relation entre l’eau et leur spécificité patrimoniale.

À fleur de peau

Que raconte notre peau? A la surface de nous-mêmes nous nous découvrons enveloppés par notre peau. Mais il y a de la profondeur dans cette surface : Un chemin pour revisiter notre relation au monde, aux autres, à nous-mêmes... Car la peau est le premier témoin de ces liens multiples, sensibles et profonds. Elle frissonne quand il fait froid, quand nous avons peur, quand nous sommes surpris ou quand on nous caresse… La peau garde aussi les traces, les coups de soleils, les cicatrices, quand ce n’est pas nous qui la tatouons volontairement. Nous portons notre peau comme une tapisserie qui raconte notre histoire à qui sait la lire. Ses rides, ses cernes, son flétrissement, nous rappellent à la fragilité fondamentale de la vie. Notre peau n’est donc pas qu’un tas de cellules, mais plutôt notre premier vêtement, tissé de notre personnalité et de notre culture. 

Ce projet, porté par Diane Etienne (Atelier Mille Lieues) et Emmanuèle Amiell (Les Sept Familles), propose un cycle de dix ateliers construits autour de la pratique de l’anthotype, une technique photographique végétale dont les images disparaissent progressivement sous l’effet de la lumière. Cette fragilité en fait un support poétique pour évoquer la disparition, l’éphémère et la mémoire. Chaque atelier associe arts visuels, récoltes botaniques, collecte de paroles et créations sonores, en explorant les notions de « paysages de peau » et d’herbier sensible. À travers ces pratiques, les résidents sont invités à faire revivre leurs souvenirs, à interroger leur rapport au corps et à renouer avec la nature environnante. Le cycle se conclura par la création collective d’une frise éphémère, installée au sein de l’établissement comme trace poétique et sensible de l’expérience partagée.

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